
Alors que les acteurs frauduleux continuent d'utiliser les cryptomonnaies pour leurs activités, le Brésil aurait adopté une nouvelle loi visant à atténuer les activités criminelles impliquant les cryptos dans le pays.
La nouvelle loi, signée mardi, a accordé aux autorités légales du pays la permission de saisir les cryptomonnaies, en particulier le Bitcoin, dans le cadre d'enquêtes criminelles.
Cette mesure intervient alors que l'adoption des cryptos continue de croître à l'échelle mondiale, le Bitcoin gagnant en popularité, et que les escrocs exploitent de plus en plus cet actif pour mener leurs activités douteuses.
Bien que la loi ait été signée par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, elle élargit la capacité du gouvernement à suivre, geler et confisquer les cryptomonnaies liées à des activités criminelles graves, tout en limitant l'utilisation des cryptos pour les crimes financiers.
La nouvelle loi permet notamment aux organismes d'application de la loi de demander l'approbation du tribunal pour geler les actifs numériques dans les cas où des preuves solides ont été fournies pour des infractions graves telles que le blanchiment d'argent, les opérations de crime organisé ou d'autres activités financières illicites.
Les autorités ont en outre révélé que l'objectif principal de la nouvelle loi est d'empêcher les criminels de déplacer rapidement des fonds via des réseaux décentralisés comme le Bitcoin.
En outre, la législation permet l'utilisation des cryptos confisquées pour le bien public.
Comme stipulé dans la nouvelle loi, les tribunaux ont été autorisés à permettre la liquidation anticipée des Bitcoins saisis à leur discrétion.
Ainsi, les avoirs en cryptos confisqués par les organismes d'application de la loi pourraient être convertis en monnaie du pays ou toute autre monnaie fiduciaire avant qu'une affaire ne soit entièrement conclue, si nécessaire.
Dès la confirmation des actes criminels, les fonds pourront être utilisés pour renforcer la sécurité publique du Brésil.