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Les législateurs de l'UE font progresser le cadre de l'euro numérique avec l'approbation du comité
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Les législateurs de l'UE font progresser le cadre de l'euro numérique avec l'approbation du comité
Les législateurs européens ont approuvé la dernière proposition concernant l'euro numérique, rapprochant ainsi la MNBC (Monnaie Numérique de Banque Centrale) soutenue par la BCE d'un lancement potentiel en 2029. Le projet comprend des paiements hors ligne, des protections de la vie privée basées sur des preuves à divulgation nulle de connaissance, et des limites sur le montant d'euros numériques que les particuliers pourront détenir. Ce vote intervient alors que les responsables européens avancent sur les plans de l'euro numérique, tandis que des initiatives du secteur privé, telles que Qivalis, préparent des stablecoins en euros réglementés.
2026-06-23 Source:crypto.news

La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a approuvé sa position sur le paquet législatif concernant l'euro numérique, faisant progresser le travail législatif sur une proposition de monnaie numérique de banque centrale que la Banque Centrale Européenne souhaite prête pour une émission potentielle d'ici 2029.

Résumé
  • Les législateurs européens ont approuvé la dernière proposition d'euro numérique, rapprochant ainsi la MNBC soutenue par la BCE d'un lancement potentiel en 2029.
  • Le projet comprend des paiements hors ligne, des protections de la vie privée basées sur des preuves à divulgation nulle de connaissance, et des limites sur le montant d'euros numériques que les particuliers peuvent détenir.
  • Le vote intervient alors que les responsables européens poursuivent leurs projets d'euro numérique, tandis que des initiatives du secteur privé, telles que Qivalis, préparent des stablecoins en euro réglementés.

La commission a déclaré mardi que les législateurs avaient soutenu la proposition par un vote de 43 voix contre 14. Le projet de législation établit les règles de fonctionnement d'un euro numérique, qui pourrait le distribuer, et quelles garanties s'appliqueraient aux utilisateurs et aux institutions financières.

Fernando Navarrete Rojas, député européen, a déclaré que la proposition préservait la capacité des consommateurs à choisir leur méthode de paiement préférée et a décrit l'euro numérique comme un complément à l'argent liquide plutôt qu'un remplacement.

Les législateurs définissent les règles de confidentialité et de paiement

Selon la proposition de la commission, la BCE émettrait l'euro numérique pour une utilisation dans toute la zone euro via des options de paiement en ligne et hors ligne.

Le projet stipule que les transactions en ligne reposeraient sur un modèle basé sur des comptes, tandis que les paiements hors ligne utiliseraient de la valeur stockée localement sur un appareil. Les législateurs ont déclaré que la fonction hors ligne fonctionnerait de manière similaire à l'argent liquide, car les utilisateurs perdraient définitivement les fonds stockés sur un appareil perdu.

La proposition du Parlement inclut également des protections de la vie privée basées sur des technologies telles que les preuves à divulgation nulle de connaissance. La commission a déclaré que ces outils permettraient la vérification des transactions sans révéler d'informations personnelles et que la BCE n'aurait pas accès aux données d'identification des utilisateurs.

Les législateurs ont proposé des limites sur les avoirs individuels en euros numériques afin de réduire les risques pour le système bancaire. La Commission européenne déterminerait ces plafonds après consultation de la BCE et les réviserait périodiquement.

Le projet interdit le paiement d'intérêts sur les soldes en euros numériques. Les entreprises ne pourraient détenir des euros numériques que temporairement pour encaisser les paiements entrants, généralement pour une durée n'excédant pas 24 heures. La plupart des commerçants devraient accepter cette monnaie, bien que certaines petites entreprises et opérateurs indépendants puissent bénéficier d'exemptions s'ils n'acceptent pas déjà les paiements numériques.

Les services de base, y compris l'accès au compte et les paiements, resteraient gratuits selon la proposition. Les fournisseurs de services pourraient facturer des frais réglementés pour des fonctionnalités supplémentaires, tandis que les paiements hors ligne resteraient gratuits.

La BCE vise une préparation au lancement d'ici 2029

La législation décrit un cadre de distribution incluant les banques, les fournisseurs de services de paiement, les établissements de monnaie électronique et les entreprises crypto réglementées. Les bureaux de poste pourraient également participer à la distribution de l'euro numérique dans toute la zone euro.

Avant tout lancement, la BCE doit finaliser les normes techniques, mener des programmes de test et coordonner la mise en œuvre avec les fournisseurs de services de paiement. La proposition prévoit une période de déploiement d'au moins deux ans après l'approbation législative finale.

Le vote de la commission fait suite à plusieurs années de travail préparatoire de la BCE. La banque centrale a commencé à étudier l'euro numérique en 2020 et a répété à plusieurs reprises que le projet visait à préserver l'accès à la monnaie de banque centrale dans un environnement de paiements de plus en plus numérique.

Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, a déclaré aux législateurs européens plus tôt cette année que les normes techniques sont attendues en 2026, avec des tests pilotes prévus à partir de 2027. La BCE a déclaré qu'elle souhaitait être techniquement prête pour un éventuel lancement d'ici 2029 si les législateurs approuvent le cadre juridique.

L'approbation de la commission intervient également alors que les décideurs politiques européens continuent de débattre du rôle des monnaies numériques privées. Plus tôt ce mois-ci, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que les stablecoins approchant une capitalisation boursière de 300 milliards de dollars pourraient créer des risques pour la stabilité financière et renforcer la position internationale du dollar américain, car la plupart des stablecoins en circulation sont libellés en dollars.

Parallèlement, les projets du secteur privé continuent de progresser dans le cadre du règlement de l'Union européenne sur les marchés des crypto-actifs (MiCA). En mai, le consortium bancaire Qivalis s'est étendu à 37 institutions membres à travers l'Europe alors qu'il préparait un stablecoin réglementé libellé en euro, dont le lancement est prévu pour le second semestre de 2026.