
Le nouveau Fonds canadien pour la résilience de 25 milliards de dollars canadiens vise à soutenir des projets de « construction nationale », mais les cercles crypto ont immédiatement soulevé une question : Ottawa achètera-t-il un jour du Bitcoin ?
Le nouveau gouvernement canadien lance le Fonds canadien pour la résilience, un fonds souverain national doté de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars USD) en capital fédéral sur trois ans, le transformant immédiatement en un point central pour les investisseurs crypto se demandant si le Bitcoin pourrait éventuellement faire partie du portefeuille d'Ottawa. Annoncé par le Premier ministre Mark Carney à Ottawa et décrit comme « le premier fonds souverain du Canada », ce véhicule est conçu pour investir dans des projets nationaux de « construction nationale » tout en offrant aux citoyens un moyen de participer par le biais d'un futur produit d'investissement de détail.
Selon le document d'information fédéral, le gouvernement versera 25 milliards de dollars canadiens en espèces sur trois ans, le fonds devant croître grâce à ses rendements d'investissement et à tout actif supplémentaire qui y serait transféré.
Le Fonds canadien pour la résilience sera constitué en une société d'État indépendante avec son propre PDG et un « conseil d'administration qualifié et indépendant », ayant pour mandat de rechercher des rendements commerciaux en prenant des participations dans des projets canadiens d'énergie, d'infrastructures, de minéraux critiques, d'agriculture, de fabrication de pointe et de données.
Carney a présenté l'initiative comme un moyen de garantir que « tous les Canadiens auront l'occasion de participer directement » aux investissements industriels et infrastructurels à grande échelle, notant que des pays comme la Norvège et les États du Golfe utilisent déjà des fonds souverains pour transformer les actifs nationaux en richesse financière à long terme.
« Conçu pour donner à tous les Canadiens un intérêt direct dans le programme Bâtir le Canada, c'est un fonds du gouvernement du Canada, mais, plus important encore, un fonds qui appartient à tous les Canadiens », indique la description du gouvernement.
Bien qu'aucune documentation officielle ne mentionne les actifs numériques, l'article de Cointelegraph annonçant le lancement des 25 milliards de dollars canadiens et demandant avec insistance « Le Bitcoin sera-t-il bientôt ajouté au portefeuille ? » a enflammé FinTwit et Crypto X, suscitant des réactions de maximalistes Bitcoin et de commentateurs macroéconomiques. Les partisans soutiennent que le Canada est bien placé pour suivre les précédents mondiaux, en citant le bilan Bitcoin de plusieurs milliards de dollars de Strategy et les entités publiques américaines, y compris les fonds de pension d'État, qui ont commencé à allouer indirectement via des véhicules cotés et des ETF.
Le Canada héberge déjà certains des ETF Bitcoin spot les plus matures au monde, tels que le BTCC de Purpose et le FBTC de Fidelity, qui gèrent ensemble plus de 2,2 milliards de dollars canadiens d'actifs et ont été cités comme preuve de la « position réglementaire proactive » du pays envers l'exposition institutionnelle aux cryptomonnaies.
Pour l'instant, la position d'Ottawa est que le Fonds canadien pour la résilience se concentrera sur des projets nationaux relevant de l'économie réelle, mais la rapidité et l'intensité du discours sur le Bitcoin autour de son lancement montrent comment chaque nouvelle source de capital public est désormais perçue comme une porte d'entrée potentielle pour les actifs numériques.