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La police française démantèle une escroquerie immobilière en cryptomonnaie de 1,8 million de dollars visant un couple fortuné
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La police française démantèle une escroquerie immobilière en cryptomonnaie de 1,8 million de dollars visant un couple fortuné
La police française a arrêté une mère et son fils accusés d'avoir volé 1,5 million d'euros en cryptomonnaies lors d'une fausse vente de villa. Les enquêteurs affirment que les suspects ont utilisé des lunettes à caméra cachée pour dérober les identifiants de portefeuille et siphonner les fonds des victimes. Cette affaire survient alors que la France fait état d'une augmentation continue des crimes liés aux cryptomonnaies, y compris des enlèvements et des extorsions.
2026-07-04 Source:crypto.news

La police française a arrêté deux fraudeurs présumés accusés d'avoir volé environ 1,8 million de dollars en cryptoactifs à un couple fortuné lors d'une fausse vente de villa, après une enquête d'un an.

Résumé
  • La police française a arrêté une mère et son fils accusés d'avoir volé 1,5 million d'euros en cryptomonnaies lors d'une fausse vente de villa.
  • Les enquêteurs affirment que les suspects ont utilisé des lunettes à caméra cachée pour capturer les identifiants de portefeuille et siphonner les fonds des victimes.
  • Cette affaire intervient alors que la France signale une augmentation continue des crimes liés aux cryptomonnaies, y compris les enlèvements et l'extorsion.

Selon le journal français Var-Matin, la gendarmerie de Gassin–Saint-Tropez a arrêté une mère et son fils le 25 juin dans une villa louée à Cavalaire-sur-Mer. Le duo est accusé d'avoir orchestré une "rip deal" sophistiquée qui a ciblé un couple de Ramatuelle ayant mis leur villa, évaluée à environ 10 millions d'euros (environ 12 millions de dollars), sur le marché au printemps 2025.

Selon le rapport, les suspects se sont présentés comme des intermédiaires agissant pour un riche acheteur italien et ont invité les vendeurs à Milan pour des négociations. Là, le prétendu acheteur aurait offert de payer plus que le prix demandé, mais a exigé une preuve que les vendeurs pouvaient couvrir 1,5 million d'euros (1,8 million de dollars) en coûts liés à la transaction via des cryptoactifs avant de finaliser l'achat.

Comment le vol de cryptomonnaies présumé a été effectué

Les enquêteurs français ont déclaré que la deuxième réunion à Milan était devenue le point culminant de l’escroquerie. Selon la gendarmerie de Gassin–Saint-Tropez, les suspects ont demandé à vérifier l'existence des cryptoactifs requis avant que la transaction ne se déroule.

Les enquêteurs pensent que le duo a secrètement obtenu les informations de portefeuille des victimes en les distrayant tout en utilisant des caméras cachées intégrées dans des lunettes pour capturer les identifiants de portefeuille sensibles. Les autorités ont allégué que les suspects ont eu accès aux détails du compte et aux clés de sécurité privées avant de vider immédiatement les avoirs en cryptomonnaies.

À la suite de ce que la gendarmerie a décrit comme une enquête longue et complexe, les agents ont identifié les suspects malgré leur utilisation de fausses identités et leurs fréquents déplacements à travers la France. Les prévenus, qui habitent selon les informations la région parisienne et ont des antécédents judiciaires pour des délits similaires, ont nié les allégations lors de leur interrogatoire de police.

Les suspects ont été placés sous contrôle judiciaire et doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Draguignan le 1er septembre. Ils font face à des accusations incluant la fraude en bande organisée et le non-justification de ressources financières.

Entre-temps, les tribunaux français ont ordonné la saisie de trois propriétés de la Côte d'Azur liées aux suspects, d'une valeur combinée estimée à 1,9 million d'euros, en attendant l'issue de l'affaire.

La France face à une augmentation continue de la criminalité liée aux cryptomonnaies

Bien que les enquêteurs aient classé l'incident comme un "rip deal" classique plutôt qu'un cas d'extorsion violente de cryptomonnaies, le vol présumé intervient alors que la France continue d'enregistrer un nombre croissant de crimes ciblant les détenteurs d'actifs numériques.

Plus tôt cette semaine, comme l'a rapporté crypto.news, le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que les autorités avaient enregistré 77 cas d'enlèvements, de séquestrations, d'extorsions ou de tentatives de délits liés au secteur des cryptomonnaies en 2026, contre 45 cas en 2025.

Nuñez a déclaré aux représentants de l'industrie que ces incidents étaient des "affaires graves" tout en affirmant que les mesures de sécurité d'urgence introduites au cours de la dernière année commençaient à produire des résultats. Il a également indiqué qu'environ 200 personnes avaient été arrêtées à la suite d'attaques ou d'opérations préventives, et que 724 participants de l'industrie s'étaient inscrits sur la plateforme d'identification immédiate de la France, soit une augmentation de 11 %.

Séparément, le journaliste crypto Joe Nakamoto avait précédemment déclaré, comme rapporté par crypto.news, que la France représentait environ 70 % des attaques physiques signalées contre les détenteurs de cryptomonnaies et leurs familles.

Nakamoto a également signalé 41 enlèvements liés aux cryptomonnaies dans le pays jusqu'à présent en 2026, soit en moyenne environ un incident tous les deux jours et demi. Ses chiffres décrivent ce que l'on appelle les "attaques par clé à molette crypto" (crypto wrench attacks), dans lesquelles des criminels utilisent la violence, les menaces, les enlèvements ou les invasions de domicile pour forcer les victimes ou leurs proches à céder l'accès à leurs actifs numériques.

Bien que l'affaire de Ramatuelle ait reposé sur la tromperie plutôt que sur la contrainte physique, les enquêteurs affirment qu'elle démontre comment les criminels adaptent les stratagèmes traditionnels de fraude immobilière pour cibler les propriétaires de cryptomonnaies.